Conseil ministériel

La Cheffe du gouvernement, Sarra Zaâfrani Zenzri, a appelé à accélérer les travaux préventifs en prévision de la saison des pluies, lors d’un Conseil ministériel restreint (CMR) tenu jeudi au Palais du gouvernement à La Kasbah, soulignant la nécessité d’achever, dans les délais, les 29 projets de protection contre les inondations, d’un coût total de 396 millions de dinars, programmés pour 2026.

Réunissant les ministres de l’Intérieur, de la Santé, de l’Équipement, de l’Agriculture, de l’Environnement, des Affaires sociales et des Transports, le Conseil a examiné l’état d’avancement des préparatifs et les mesures à prendre pour renforcer la prévention et la capacité d’intervention face aux risques d’inondation.

Selon un communiqué de la primature, la Cheffe du Gouvernement a souligné l’importance d’une approche stratégique et intégrée, fondée sur la prospective, la planification et l’intervention précoce, conformément aux directives du président de la République, Kaïs Saïed. Elle a, à cet égard, insisté sur la modernisation des infrastructures, leur entretien régulier ainsi que sur le renforcement des dispositifs de surveillance et d’alerte précoce, compte tenu de phénomènes météorologiques de plus en plus sévères et instables.

Le Conseil a fait le point sur les travaux préventifs engagés. Quelque 2.250 km de canaux et de cours d’eau ont déjà été curés sur un programme annuel de 3.800 km, tandis que 131 km d’oueds ont été nettoyés sur les 363 km programmés dans 18 gouvernorats.

Les opérations ont également porté sur l’entretien de 83 lacs collinaires sur les 199 prévus, ainsi que sur le curage de 476 km de réseaux d’évacuation des eaux pluviales, sur un total programmé de 1.038 km.

Des interventions exceptionnelles ont, par ailleurs, été réalisées dans les gouvernorats de Monastir, Mahdia et Gafsa. En outre, une enveloppe de 132 millions de dinars a été mobilisée au profit de 15 gouvernorats pour la réparation des dégâts causés par les inondations de janvier 2026. Une première tranche de 84 millions de dinars a été consacrée au traitement de 120 points noirs.

À l’issue des débats, le Conseil a recommandé de hiérarchiser les zones à risque, de mettre à jour les plans de gestion des catastrophes et les bases de données relatives aux "points bleus", ainsi que de renforcer les systèmes d’alerte et de communication.

Il a également préconisé la mise en place d’un suivi périodique de l’exécution des mesures et des travaux, afin de garantir leur réalisation dans les délais impartis.

En conclusion, la Cheffe du gouvernement a appelé à mobiliser l’ensemble des ressources humaines et logistiques disponibles et à consolider une culture de prévention et d’anticipation face aux aléas climatiques.